La prestation compensatoire est une somme d’argent ou un avantage en nature versé par l’un des époux à l’autre dans le cadre d’un divorce. Elle a pour objectif de compenser, autant que possible, les disparités que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives des époux. En d’autres termes, elle vise à atténuer les conséquences financières du divorce pour l’époux qui se retrouve dans une situation moins favorable.
Le montant et les modalités de versement de la prestation compensatoire sont fixés en fonction de nombreux critères, et plusieurs méthodes de calcul peuvent être utilisées pour en évaluer le montant. Il est important de souligner que la loi ne prévoit pas de barème ou de formule de calcul automatique. L’évaluation de la prestation compensatoire repose sur une appréciation individualisée de la situation des époux.
Le juge s’appuie sur une liste de critères non limitative prévue à l’article 271 du Code civil pour évaluer la prestation compensatoire. Ces critères incluent :
La prestation compensatoire est généralement versée sous forme de capital, soit en une seule fois, soit de manière échelonnée sur une durée maximale de huit ans. À titre exceptionnel, elle peut être fixée sous forme de rente viagère si l’âge ou l’état de santé du créancier ne lui permet pas de subvenir à ses besoins.
La fiscalité de la prestation compensatoire dépend de la forme et de la durée de son versement. Si elle est versée en capital dans un délai de 12 mois suivant le jugement de divorce, elle ouvre droit à une réduction d’impôt de 25 % dans la limite de 30 500 € pour celui qui la verse, et n’est pas imposable pour le bénéficiaire.
Si le versement s’étale sur plus de 12 mois, les sommes sont déductibles des revenus imposables du débiteur et imposables pour le bénéficiaire comme des pensions alimentaires.
La prestation compensatoire est un enjeu financier important lors d’un divorce. Il est essentiel de bien comprendre les critères d’attribution et de calcul, ainsi que les modalités de versement, pour défendre au mieux ses intérêts. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un avocat pour vous conseiller et vous aider à négocier le montant de la prestation compensatoire.