Le règlement d’une succession est une étape importante et parfois complexe après le décès d’un proche. Il est essentiel de connaître les délais à respecter pour mener à bien cette procédure dans les meilleures conditions.
– Délai initial de réflexion : Chaque héritier dispose d’un délai de quatre mois à compter du décès pour décider de l’option successorale. Pendant ce délai, personne ne peut contraindre l’héritier à prendre une décision.
– Sommation de prendre parti : Passé ce délai de quatre mois, l’héritier peut être sommé de prendre parti par un créancier de la succession, un cohéritier, un héritier de rang subséquent ou l’État. Une fois sommé, l’héritier dispose de deux mois pour exercer son option ou demander un délai supplémentaire au juge.
– Délai maximal pour opter : En l’absence de sommation, l’héritier dispose d’un délai maximal de dix ans à compter de l’ouverture de la succession pour exercer son option. Passé ce délai, il est réputé renonçant.
Le partage des biens successoraux peut intervenir à tout moment après le paiement des droits de succession. Tant que le partage n’a pas eu lieu, les héritiers se trouvent dans une situation d’indivision successorale.
La durée totale du règlement d’une succession est variable et dépend de plusieurs facteurs :
o La complexité de la succession : Le nombre d’héritiers, la nature et la valeur des biens, la présence de donations antérieures, etc., peuvent complexifier le règlement de la succession et allonger les délais.
o L’entente entre les héritiers : En cas de désaccord entre les héritiers, le règlement de la succession peut être retardé, voire nécessiter une procédure judiciaire.
o La réactivité des héritiers et du notaire : Il est important que les héritiers fournissent rapidement les documents nécessaires au notaire et que ce dernier accomplisse les diligences requises dans les meilleurs délais.
En général, on estime que le règlement d’une succession dure entre 6 mois et 2 ans. Cependant, certaines successions complexes peuvent prendre plusieurs années.