La participation aux acquêts est souvent présentée comme le régime matrimonial le plus équilibré. Pourtant, il reste peu choisi en France, là où il est pourtant le régime légal en Allemagne. Décryptage d’une alternative qui mérite d’être connue.
La participation aux acquêts emprunte aux deux grandes familles de régimes matrimoniaux :
À la dissolution du régime (divorce ou décès), on évalue pour chaque époux :
La différence entre patrimoine final et patrimoine originaire donne l’« acquêt net » de chaque époux.
L’époux qui s’est le moins enrichi dispose alors d’une créance de participation égale à la moitié de la différence entre les acquêts nets des deux époux. Cette créance est versée en numéraire, sauf à convenir autrement.
C’est historiquement le régime conseillé aux professions libérales et aux dirigeants : l’autonomie patrimoniale protège chacun pendant le mariage, y compris en cas de difficultés professionnelles de l’autre.
Contrairement à la séparation de biens pure, la participation aux acquêts assure un partage équitable à la fin du mariage. L’époux qui s’est le moins enrichi — parce qu’il a sacrifié sa carrière pour la famille ou collaboré à l’activité de son conjoint — bénéficie d’un rééquilibrage.
Pour les couples dont le patrimoine s’étoffe significativement pendant le mariage, la participation aux acquêts permet de matérialiser cette progression dans le partage final.
Le régime de la participation aux acquêts peut être choisi à l’occasion du mariage ou par changement de régime au cours du mariage. Le cabinet ATTAOUI AVOCAT vous accompagne dans l’analyse de l’opportunité de ce régime et dans sa mise en place. Prenez rendez-vous pour en discuter.